
La requalification de la RN 10 est attendue à Trappes (Yvelines) depuis plus de vingt ans. Après le réaménagement du carrefour entre cet axe routier et la RD 912, la création d’une voie provisoire et d’un giratoire entamés l’été dernier, le chantier entre enfin dans une phase décisive. Suite au coup d’envoi officiel donné par le comité des cofinanceurs le 3 octobre dernier, les travaux d’enfouissement des quatre voies de circulation sur une longueur de 700 m débuteront en novembre.
Ils visent notamment à supprimer la cicatrice urbaine qui coupe la ville en deux et à rétablir une continuité entre le nord et le sud de la commune, à fluidifier la circulation tout en réduisant les nuisances sonores, visuelles et environnementales. Pour le maire (Génération.s) de Trappes, Ali Rabeh, « ce projet va non seulement permettre de recoudre la ville mais aussi de réaménager son centre et de recréer un cœur de ville ». Les trois dalles de couverture mises en place pour faciliter la traversée des piétons pendant le chantier seront ensuite réaménagées en espaces publics par la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Repérer des bombes lâchées en 1944
Conduit sous la maîtrise d’ouvrage de la direction des routes d’Ile-de-France (Dirif), gestionnaire du réseau routier national francilien, et sous maîtrise d’œuvre d’Ingérop et d’AEI, le chantier se déroule en tenant compte de trois exigences : le maintien de la circulation avec 80 000 véhicules quotidiens, le creusement à 20 m de profondeur dans un environnement urbain et la nécessité de procéder à des opérations de dépollutions pyrotechniques préalables afin de repérer des bombes non explosées parmi les 8 000 lâchées sur la ville à la Libération en 1944. Pour Guillaume Bennet, responsable du département de maîtrise d’ouvrage sud-ouest à la Dirif, « ces contraintes impactent fortement les méthodes de réalisation ».
Par ailleurs, le maître d’ouvrage a voulu « un chantier responsable » avec l’utilisation de 90 % d’acier recyclé et de bétons à faible émission carbone, la valorisation de 100 % des terres inertes, le réemploi de 30 % des déblais et la replantation de 158 arbres après un abattage « limité au strict nécessaire. » La Dirif a attribué les travaux à un groupement piloté par Chantiers Modernes Construction (Vinci Construction) et composé d’autres filiales du groupe : Botte Fondations, Terélian, Watelet TP, Entreprise Jean Lefebvre Ile-de-France et Signature.
Ce projet représente un investissement de 149 M€ financé dans le cadre du contrat de plan Etat-région à hauteur de 45,69 % par l’Etat, 27,47 % par la région Ile-de-France, 14,21 % par la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, 10,52 % par le département des Yvelines et 2,11 % par la Ville de Trappes.
A terme, les véhicules circuleront à 6 m de profondeur, d’ici fin 2026 dans le sens province-Paris et fin 2027 dans le sens inverse. La mise en service totale, une fois le réaménagement des dalles de couverture achevé, est prévue pour mi-2028.
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