
Face au désert médical qui frappe le sud des Yvelines, et Rambouillet (Yvelines), la maire était très attendue. D’autant que Véronique Matillon est aussi infirmière et présidente du conseil de surveillance de l’hôpital.
Jeudi 17 juillet 2025, aux côtés du docteur Sophie Carré-Crétois, présidente de la CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé qui fédère 138 professionnels dans le Sud-Yvelines) et du docteur Bruno Thubert, médecin en gériatrie et conseiller municipal, la municipalité a présenté son projet préparé depuis de longs mois.
« Nous voulons faire venir d’ici 1 an quatre médecins dans le quartier de La Clairière », assure la maire. Mais comment va-t-elle y parvenir ?
Des locaux préparés avec les futurs médecins
« Il ne s’agit pas de créer une maison médicale de santé, ni un centre de santé municipale. Cela ne correspond pas aux attentes des médecins », estime Véronique Matillon, alors que le collectif hôpital santé publique Sud-Yvelines, une association d’habitants, a lancé une large pétition pour promouvoir un centre de santé municipale avec des médecins salariés par la mairie.
La maire estime que ce n’est pas un bon choix. « Nous ne voulons pas construire une maison médicale qui se retrouverait vide comme dans d’autres communes, sans faire avec les médecins en amont. Notre démarche est d’être à l’écoute des professionnels de santé, de faire avec eux, de répondre à leur demande. Et leur souhait aujourd’hui est d’avoir un cabinet médical », explique l’élue, en annonçant cette création de locaux pour accueillir des médecins.
Dans le quartier de La Clairière
Place de l’Europe, à proximité du centre commercial Leclerc, la Ville est propriétaire de quatre locaux aujourd’hui utilisés par des associations. Ils vont être transformés en cabinet médical d’une superficie de 150 m2. De quoi pouvoir recevoir quatre nouveaux médecins,
« des généralistes déjà trouvés parmi les internes », annonce le docteur Carré Crêtois.
« Les internes souhaitent exercer de manière libérale, non pas dans un centre pluriprofessionnel de santé et surtout pas salariés. Et ils ne veulent pas être isolés. »
« L’emplacement du cabinet médical est un atout avec des places de stationnement libre, la proximité des commerces, des crèches. C’est une sécurité pour leur installation sur notre territoire », assure le maire.
Avoir la CPTS leurs côtés est une force aussi : « C’est un socle, la coordination de tous les professionnels à leurs côtés », ajoute le docteur Carré-Crêtois.
Comment ces médecins ont-ils été recrutés ou du moins convaincus ? « Chaque session (les promotions changent tous les 6 mois), 10 à 15 internes sont formés à l’hôpital de Rambouillet à des disciplines comme l’obstétrique, la pédiatrie et aux urgences, passages obligés dans leur cursus pour la spécialité de généraliste. C’est alors que nous les rencontrons », détaille le docteur Thubert, président de la commission santé pour la municipalité.
À lire aussi
Rassurés par les liens forts entre l’hôpital, les libéraux et la Ville
Le docteur Sophie Carré-Crêtois a joué aussi un rôle clé pour convaincre les futurs médecins : « Ils sont rassurés de voir ce lien fort entre l’hôpital, les libéraux et la mairie. Lors des réunions, nous les recevons avec le conseil de l’ordre, la direction de l’hôpital et la mairie. Ils sentent un accueil bienveillant et apprécient notre travail en réseau, une forme de symbiose », souligne Sophie Carré-Crêtois.
Le maire, Véronique Matillon a aussi séduit les internes en vantant les atouts de Rambouillet.
« Je leur parle de la qualité de vie, de l’accompagnement dans leur projet pour le logement, de la crèche, etc. Ce fut un travail de longue haleine. »
Novembre 2026
Deux internes ont adhéré au projet selon le docteur Carré-Crêtois et le maire, Véronique Matillon.
« Elles viennent de l’Île-de-France et auront terminé leurs études de 10 ans dans un an. Le cabinet médical sera livré pour novembre 2026. »
Un troisième interne qui termine son cursus dans 1 an est aussi intéressé.
« Pour le quatrième cabinet, nous pensons à un autre interne ou un médecin junior. L’État va mettre en place, à partir de fin 2026, ce nouveau dispositif de formation de médecin avec des maîtres de stage et en autonomie. Une centaine de médecins juniors seraient demandeurs dans les Yvelines », estime le docteur Thubert.
Si tout se déroule comme prévu, Rambouillet aurait donc quatre médecins issus de la dernière promotion des internes dans ce nouveau cabinet médical. Une bonne nouvelle pour La Clairière qui n’a plus aucun médecin depuis 5 ans et où vivent de nombreuses familles. Actuellement, à l’échelle de l’agglomération de Rambouillet, on dénombre 45 généralistes qui ont une patientèle d’environ 2 000 personnes chacun. La CPTS estime que plus de 7 000 patients sont sans médecin traitant dans le Sud-Yvelines.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
Ce site vous produit ce texte au sujet du sud du département des Yvelines. Le but de voirenimages.net étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du territoire du Sud des Yvelines, vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sud des Yvelines. Alors, consultez régulièrement notre blog.