Un an après les deux inondations qui ont touché la commune d’Épernon à seulement dix jours d’intervalle, le traumatisme est encore palpable lorsqu’on aborde le sujet avec les sinistrés. François Franc, gérant de la pharmacie éponyme, parle de dégâts estimés à 300.000 €, dont 60.000 € pour le seul robot distributeur de médicaments endommagé lors de la première inondation, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Une panne qui a, de surcroît, engendré un arrêt de l’activité. « Si ça, ça ne marche pas, comme c’est automatisé, moi je ne peux rien faire. On a perdu 15 jours de chiffre d’affaires ».
Car l’officine devait rouvrir ses portes le jour même de la deuxième inondation. À cela s’est ajoutée l’humidité qui a longtemps empêché la réalisation des travaux. « On a eu des assécheurs pendant 15 jours à trois semaines. Financièrement, c’est très lourd. »
Le gérant regrette, aussi, un manque d’information.
« On vous dit catastrophe naturelle, chômage partiel des salariés, ce sont des mots que vous entendez à la télé. Mais ce que personne ne sait, c’est qu’en cas de catastrophe naturelle, il y a 10 % de franchise sur tout. Sans compter la vétusté, et il faut sortir les factures »
Quant au chômage partiel, il avance un montant d’indemnités très en dessous de la réalité. « Je pensais que c’était le salaire pour une seule personne, mais non, c’était pour les dix salariées ». Des salariées cadres ou assimilées qui s’attendent à recevoir leur salaire dans sa totalité. « Sauf qu’il n’y a pas d’argent qui rentre, et les traites qui continuent de courir ».
Des sinistres pas totalement soldés
Si l’activité est repartie, l’épisode météorologique a néanmoins laissé des marques : François Franc surveille désormais la météo et a fait installer une caméra sur le parking de la pharmacie – d’où est arrivée l’eau. « Quand il pleut, je peux allumer la lumière et surveiller à n’importe quelle heure depuis mon téléphone ». Il attend aussi des devis pour « essayer de se protéger. Je ne peux pas me permettre que ça se reproduise, surtout à l’intérieur. Je pense que je vais me faire virer de mon assurance aux prochaines échéances. Le fait qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle a diminué les frais, mais c’est un an de procédure, et ça n’est pas soldé à 100 % ».
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