
Le top départ des moissons 2025 a été donné dès la semaine dernière, début juillet 2025 dans le sud des Yvelines. Des récoltes très précoces pour les céréaliers : « Nous avons bien 10 jours d’avance sur une moisson habituelle », estime Amaury Babault à Saint-Martin de Bréthencourt.
Le coup de chaud a conduit les agriculteurs à rapidement lancer leurs moissonneuses-batteuses : « Pour éviter que le soleil ne brûle tout. J’ai terminé le colza et l’orge et j’ai attaqué le blé samedi 5 juillet pour en faire un maximum avant les pluies », explique Mathis à Rambouillet.
Pour lui, le blé « ne s’est pas assez nourri. Il était tout vert quand les grosses chaleurs sont arrivées. Le rendement est moyen », évalue le jeune céréalier avant de reprendre le travail. « La qualité du blé est toutefois présente avec de la protéine et un bon poids spécifiques de 79 (poids par volume de grains calculé au kg/hl). Donc l’enjeu cette semaine du 8 juillet 2025 est de récolter pour ne pas la perdre cette qualité que la pluie peut détériorer », explique-t-il.
Jusqu’à 50 % de perte après la grêle
Car dans la Beauce et surtout le long de l’A10, d’Ablis à Saint-Martin Bréthencourt, les moissons ont été sérieusement touchées en juin par la grêle. « Nous avons perdu 50 % après les intempéries, alors que cette moisson s’annonçait bonne », déplore Kellian Fauché.
À quelques kilomètres de là, Amaury Babault voit les conséquences de la grêle du haut de sa moissonneuse-batteuse :
« Moins de grains par endroits, des tiges cassées par des grêlons qui faisaient la taille de balles de ping-pong à Saint-Martin et de billard à Ablis ! »
Le céréalier révèle que 65 % de l’orge de printemps a été touché et 20 % du blé : « Mes cultures de blé sont situées sur la parcelle de l’autre de côté de l’A10. L’autoroute a fait barrage au vent et à la grêle », juge-t-il. Une année de culture difficile : « On a semé plus tard car on ne pouvait pas aller dans les champs remplis d’eau et la graine s’est moins bien implantée », racontent les agriculteurs.
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La qualité est là dans les premiers champs récoltés
Mais, malgré ses aléas, l’année sera tout de même meilleure que 2024 où les blés avaient moisi en raison des fortes pluies. « Pas de rendements, mais une qualité. Nous avons gagné en poids spécifique par rapport à la norme qui est de 76, on est à 83 », assure Amaury. « Reste à savoir combien les coopératives vont nous le payer ! », ajoute-t-il. La tonne de blé était à 196 €, lundi 7 juillet 2025.
C’est l’incertitude comme les cours dépendent du marché mondial. La bonne qualité rend la majeure partie du blé panifiable, donc mieux payé.
« Nous sortons de trois années mauvaises, dont la dernière 2024 fut la pire. »
Mais pour transformer 2025 en une année convenable, les céréaliers ont une dizaine de jours pour sauver le blé de la pluie : « Je suis revenu au blé directement car le colza pourra sécher plus rapidement et ne pas perdre en qualité », ajoute Amaury qui attend la fin de juillet, pour faire un vrai bilan des moissons 2025.
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