
Un accessoire pour la cuisine ou le jardinage, un appareil de petit électroménager ou du linge de maison… Vous trouverez absolument tout à la quincaillerie André, et sans doute même ce que vous avez cherché pendant longtemps. Le commerce du Perray-en-Yvelines est une véritable institution locale. Il est installé depuis 1932 avenue de la gare, dans le centre-ville, et est resté dans la même famille. Trois générations s’y sont succédé.
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À la tête du commerce depuis plus de 70 ans
À 91 ans, Colette André perpétue cette saga familiale. Elle est à la tête de la quincaillerie depuis qu’elle a 18 ans. « J’ai repris le commerce à la suite de ma mère. Je voulais lui faire plaisir », explique la Perrotine.
C’est dans une partie privée du bâtiment qui abrite son magasin que Collette a d’ailleurs vu le jour en 1934. Deux ans donc après la création de la quincaillerie.
« Quand ma grand-mère a repris la boutique, elle était axée sur les vélos, pneus, chambres à air. Mon grand-père était ferronnier d’art et travaillait à l’arrière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ma grand-mère allait chercher des marchandises à Paris. »
Pour l’assister à la quincaillerie, Colette André a une employée : Francine. « Sans elle, je ne pourrais pas continuer », glisse-t-elle. La salariée est « vendeuse, mais aussi un support indispensable pour le fonctionnement général de la boutique », ajoute Valérie.
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La dernière quincaillerie du sud des Yvelines
Les habitants du sud des Yvelines, comme ceux de Saint-Quentin-en-Yvelines mais aussi de Limours (Essonne), fréquentent assidûment le commerce. « Souvent les gens nous disent : on a cherché partout avant de venir chez vous », raconte Valérie.
Il faut dire que les quincailleries ne sont plus très nombreuses, supplantées qu’elles ont été par la grande distribution et le commerce en ligne. Celle de la famille André est même désormais la seule dans le sud du département. En août 2025, celle de Houdan a fermé ses portes après 200 ans d’existence.
Une philosophie qui plaît aux clients
« Il est possible de venir commander le produit que l’on veut en petit électroménager », souligne Colette André, très peu bavarde. Mais ce qui démarque la quincaillerie du Perray, c’est la promotion qu’elle fait des produits français et européens. Une recherche constante.
Des poêles Cristel, partenaire de la saison 3 de l’émission culinaire Top Chef, aux produits Smeg, Redecker ou encore Peugeot, le commerce mise sur la qualité. Une philosophie qui plaît aux clients. « Je connais bien la marque, glisse un client venu acheter des poêles Cristel lors de notre passage, un soir de novembre 2025. J’aime bien ces quincailleries à l’ancienne. »
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Toujours se réinventer
S’ils sont appréciés, les commerces locaux ne sont pas toujours les premiers auxquels on pense pour faire ses achats. La quincaillerie André a tenté d’inverser cette dynamique très tôt. Elle a notamment étoffé sa gamme : bougies, art de la table, décoration et luminaires.
« Ma grand-mère, très moderne, avait créé dans les années 70 les cartes de fidélité pour les clients. Les catalogues étaient distribués dans les boîtes aux lettres. »
Se mettre à la page et résister
La quincaillerie a aussi organisé des concours avec le soutien de certains fournisseurs. Mais à partir des années 1980, la vie du petit commerce s’est compliquée. Qu’à cela ne tienne. À l’heure d’Internet, la quincaillerie s’est adaptée en proposant des newsletters à ses clients. Elle s’est aussi exposée sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) à partir de 2015.
Pour continuer à résister, il faut aussi sensibiliser. Comme lors du Black Friday, qui tire les prix vers le bas. Sur la page Facebook du magasin, on pouvait lire ceci fin novembre 2025 : « A l’aube de ce fameux vendredi noir, j’aimerais rappeler que les petites boutiques qui créent de l’emploi décent ne peuvent pas donner la marge avec laquelle elles travaillent. Cela compromet directement un avenir déjà incertain. »
« Nous proposons des marques de qualité, une large gamme de prix, des cadeaux utiles et durables. Le tout en commerce local. Alors pensez à nous. »
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Quel avenir pour la boutique ?
« C’est dur », lâche toutefois Colette André, très attachée à l’entreprise familiale. En 2026, le commerce entend néanmoins poursuivre sa modernisation.
La piste d’un concept store est ainsi sur la table. On y retrouverait, dès le printemps, les marques déjà présentes, mais aussi de nouvelles pour attirer une clientèle plus jeune.
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