Alors que la période des moissons s’achève en cette fin de juillet 2025, le transfert des céréales vers les silos des coopératives débute entre les Yvelines et l’Eure-et-Loir pour le stockage puis la vente du blé, de l’orge et du colza.
Avec son camion de 44 tonnes, Kellian Fauché, agriculteur à Ablis (Yvelines) est chargé dans la région de Rambouillet, tout au long de la saison, du transport des précieuses récoltes de fermes en silos locaux puis vers les silos principaux. Nous l’avons suivi lors du transport du blé entre Orphin (Yvelines), silo local et Gallardon (Eure-et-Loir), grand centre de collecte de la SCAEL, coopérative principale sur le secteur.
1500 tonnes transportées
Une année pas du tout comme les autres ! « Car normalement à la fin juillet, c’est le début de la saison, les moissons débutent d’ordinaire, or là, elles sont toutes quasiment terminées. Il reste plus que des cultures spécifiques comme le lin ou le sarrasin », explique Kellian. Depuis ces dernières semaines, il a calculé avoir fait plus de 3 800 km et avoir transporté dans sa remorque près de 1500 tonnes de céréales.
« Là, j’ai 25 tonnes de blé à l’arrière pour Gallardon », montre-t-il tandis qu’à Orphin, sa remorque est chargée depuis les deux bulles de 900 tonnes chacune où ont été déposées les récoltes de blé des champs environnants.
Il y a celui d’Orphin, de Sonchamp, juste après la zone commerciale de Bel-Air à Rambouillet, qui est spécialisé dans l’entrepôt des céréales bios puis les plus importants situés en Eure-et-Loir, ceux de Gas et l’immense de Gallardon.
D’ores et déjà, il est possible de faire un bilan des moissons 2025 en Beauce entre les Yvelines et l’Eure-et-Loir. « Le semis a été fait dans des conditions très difficiles, sous l’eau, pour une implantation dans un sol aéré et une répartition homogène, analyse Kellian Fauché. Finalement, les récoltes ne ressortent pas trop mal. »
L’agriculteur et céréalier parcourt les routes de plaines en adaptant sa conduite à la traversée des villages sans gêner les automobilistes entre Orcemont, Orphin puis les villages du 28.

Le grain analysé au silo
À l’arrivée à Gallardon, sa cargaison est pesée et son grain analysé.
« En fonction de la qualité, on l’oriente vers tel ou tel silo. Il est possible de faire des mélanges quand le grain a besoin d’être valorisé. »
Cette même coopérative a l’avantage d’être couplée à une meunerie. « On peut préparer des variétés sur les conseils que donne notre boulanger référent pour avoir un blé qui donnera une farine avec une texture aérée, de l’élasticité et des qualités pour une meilleure panification. »
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La qualité est là mais la concurrence mondiale aussi
Retour ensuite, après 15 kilomètres de route au silo d’Orphin pour un nouveau chargement de blé à la belle couleur or. « Oui, cette année, nous avons une très bonne qualité », confie Emmanuel, le commercial de la coopérative basée à Orphin.
Au regard des récoltes déposées ce mois de juillet, Emmanuel voit « une belle densité des grains avec un poids spécifique excellent en début de moisson avec 82 à 83 de poids spécifique (quand la moyenne et la norme sont de 76). Après la pluie, il reste tout de même entre 77 et 78 », analyse-t-il.

La qualité de l’orge est aussi manifeste à son arrivée au silo :
« Nous avons de gros grains qui vont servir à faire de la bière. 80 % ont le calibrage pour la brasserie. »
Mais ombre au tableau, les céréales sur le marché mondial voient leurs prix à la baisse : « Cette semaine, le blé est à 170€ la tonne alors qu’il était, les années précédentes, à plus de 200€. Quand on sait que le prix de revient des céréaliers est haut en France par rapport aux concurrents sur le reste de la planète… » explique Kellian en effectuant un nouveau chargement pour une nouvelle rotation de silo à silo lors de ces moissons très précoces. « Je repars avec le document indiquant la qualité des céréales, le poids spécifique, les protéines, l’humidité et la quantité déposée », indique Kellian en rangeant sa liasse de tickets. C’est à partir de ce document que les récoltes seront vendues en fonction du contrat passé avec la coopérative et de l’évolution des cours des céréales.

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