Depuis février 2025, un scénario répétitif et plutôt pénible se joue à Gazeran, dans le sud des Yvelines. Comme le vendredi 4 avril 2025, lorsque deux élèves n’ont pas pu monter dans le bus de 8 h 59 de la ligne 5230 (Émancé – Rambouillet) à l’arrêt de la mairie de Gazeran. Malgré ses 50 places, il affiche complet alors qu’il n’est pas encore arrivé à destination. Il doit encore desservir l’arrêt Arbouville (lycée Bascan), le collège du Racinay et la gare de Rambouillet. Une fois de plus ce jour-là, les élèves arriveront en retard au collège. Une situation qui exaspère les parents.
« Toujours les mêmes qui arrivent en retard »
Tous les vendredis depuis février 2025, des collégiens ou des lycéens restent sur le trottoir. « Cela arrive également un autre jour dans la semaine, parfois le mardi ou alors le mercredi », raconte une mère de famille.
« Qu’il y ait un problème de chauffeur, un souci mécanique ou un problème sur la route, on peut très bien le comprendre. Mais là, c’est tous les vendredis. Ce sont toujours les mêmes qui arrivent en retard au collège. »
« Je suis obligé de m’arranger pour arriver plus tard au travail le vendredi », lance un autre parent.
Ce vendredi 4 avril 2025, Cédric Le Martelot, directeur de Transdev, l’opérateur pour le Sud-Yvelines, est venu constater le problème, aux côtés d’Olivier-Marie Fondo, en charge de la mobilité pour Rambouillet Territoires.
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Changer d’arrêt de bus ?
Le directeur de Transdev se fait le porte-parole d’Île-de-France Mobilités (IDFM), organe pour lequel il assure la délégation de service public depuis 2024.
« Le cas de surnombre est limité. La solution de report à l’arrêt Buissonnet [sur les lignes 5320 (scolaire) et 5224 (tout public), N.D.L.R.] est viable, le trajet est sécurisé. Sur la ligne 5224, nous aurons de la place. Nous n’avons pas de surcharge. »
Une alternative qui n’est pas une solution acceptable pour les parents d’élèves. Ils dénoncent l’impossibilité de pouvoir stationner à proximité (sur la route départementale) pour y déposer les enfants.
« Nous n’avons pas la garantie qu’à l’arrêt Buissonnet, nos enfants pourront monter dans le bus. Par ailleurs, il y a des fratries. Les aînés peuvent être amenés à accompagner les plus jeunes à l’école à côté de la mairie et donc de l’arrêt. Ils vont ensuite prendre le bus pour se rendre au collège ou au lycée », fait valoir une maman.
« Une phase de rodage »
Les parents s’interrogent aussi sur la répartition des enfants. Qui décidera à quel arrêt les enfants devront se rendre ? D’autant que les trois lignes qui traversent Gazeran, les 5320 (Nogent-le-Roi à Rambouillet) et 5224 (Hermeray à Rambouillet) et la ligne 5230 passent à des horaires très rapprochés pour arriver à destination à la même heure.
Pour Olivier-Marie Fondo, la suppression temporaire de l’arrêt de bus permettrait d’identifier le report. Une approche à confirmer.
« Je suis en lien direct avec Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Île-de-France Mobilités. Il s’est engagé à répondre rapidement. La délégation de service public (opérée par Transdev, N.D.L.R.) est en phase de rodage »
À quelle échéance une réponse satisfaisant les besoins sera fournie ? Impossible de le dire. Il est à noter que la ligne 5230 n’est pas réservée aux collégiens ni aux lycéens. Il s’agit d’une ligne ouverte à tous les usagers.
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Des alternatives ?
« Notre solution, c’est la mise en place d’un transport à la demande tous les vendredis à 8 h 59 », lâche une mère de famille.
Une alternative non envisageable pour l’opérateur Transdev, soumis à l’accord de IDFM. Pourtant certaines lignes sont doublées ou triplées pour répondre au nombre de voyageurs.
« C’est à nous d’absorber votre défaillance. L’offre de service ne correspond pas. Nous vous confions nos enfants », s’agace-t-elle. Et un parent de s’interroger : « Faut-il considérer qu’il n’y a pas de service le vendredi ? »
Le nombre d’enfants laissés sur le trottoir pourrait encore augmenter dans les semaines à venir. En effet, une professeure actuellement absente devrait être de retour au collège après les vacances scolaires de printemps.

Le pire est-il encore à venir ?
À Gazeran, la situation pourrait empirer dans les années à venir. « Nous sommes en zone rurale. 300 logements ont déjà été livrés. Soixante le seront bientôt. On se dit que l’année prochaine, ce sera pire », pointe la même mère de famille.
Pour rappel, la question de la surcharge s’était aussi posée à Sonchamp et avait été résolue. « Avant cette délégation de service public, pourtant avec le même transporteur, nous avions un peu plus de souplesse. Transdev mettait un bus en relais et en fonction de la surcharge confirmée ou non, l’opérateur se tournait vers Île-de-France Mobilités, indique Daniel Bonte, vice-président en charge des transports pour Rambouillet Territoires. C’est plus compliqué aujourd’hui car il faut demander l’accord à Île-de-France Mobilités. »
« À chaque fois que nous demandons un surplus, il faut un arbitrage financier, ce qui était moins fréquent auparavant. À Gazeran, il va falloir accentuer l’offre », conclut Thomas Gourlan.
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