« Du concret, pas du spectacle »
La démission surprise, lundi matin, de Sébastien Lecornu, troisième Premier ministre nommé en un an, fait réagir. « C’est un nouvel épisode dans le feuilleton politique d’un pouvoir déconnecté, instable et sans vision, estime Johan Mallet, conseiller municipal au Gault-Saint-Denis et délégué départemental de l’Association des jeunes élus de France (AJEF). Mais dans nos villes et nos campagnes d’Eure-et-Loir, rien ne change. »
Le presque trentenaire considère que « la France des territoires mérite mieux qu’un gouvernement de passage ». « Ce n’est pas d’un remaniement dont nous avons besoin, mais d’un renouveau démocratique, d’une parole sincère, d’une action durable, plaide Johan Mallet. Assez des calculs d’appareil, de cette politique qui tourne sur elle-même pendant que la confiance s’effondre. Ici, en Eure-et-Loir, on attend du concret, pas du spectacle. »
« Irresponsables »
Il monte au créneau pour défendre le bilan de Bruno Le Maire à Bercy. Benjamin Buffault, originaire de Saint-Georges-sur-Eure, est l’ancien chef de cabinet et conseiller parlementaire de l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.
À l’issue du séisme politique du début de semaine, il dénonce : « Les oppositions ont pris le prétexte de Bruno Le Maire pour faire dérailler la machine. Les irresponsables, ce sont eux », tranche-t-il, ciblant le Rassemblement national, Les Républicains et la gauche.
Concernant la dette, plusieurs voix ayant accusé celui qui a été nommé ministre des Armées, dimanche dernier, d’être « l’homme aux 1.000 milliards d’euros de dette », l’Eurélien réplique :
« La dette, c’est 50 ans d’histoire française, ce n’est pas Bruno Le Maire. Elle existait avant, elle existe après. Le quinquennat de François Mitterrand, c’est 20 points de dette. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est 30 points de dette. Le quinquennat de François Hollande, c’est le matraquage fiscal pour contenir la dette. Nous avons fait 15 points de dette supplémentaire alors que nous avons eu le plus de crises : Covid provoquant la plus grosse crise depuis 1929 ; inflation à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »
Assurant qu’à chaque budget, « toutes les forces politiques ont proposé des centaines d’amendements pour plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses » et « jamais d’économies », il soutient que « Bruno Le Maire a fait barrage ».
« Durant les crises, les oppositions demandaient de dépenser toujours plus. Durant le Covid : 2.500 courriers reçus des oppositions pour dépenser plus. Bruno Le Maire s’y est opposé. Bruno Le Maire a été l’homme des économies. Contre tous. » Benjamin Buffault cite trois dates : « En janvier 2024, Bruno Le Maire met fin au bouclier tarifaire. Tout le monde hurle et s’y oppose. En février 2024, il annonce 10 milliards d’euros d’économies. Tout le monde hurle et s’y oppose. En mars 2024, il propose une loi de réduction de la dépense publique. Tout le monde hurle et s’y oppose. »
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