
Rambouillet Territoires a voté mardi 3 février 2026 son schéma de cohérence territoriale (SCoT). « C’est le premier en Île-de-France, il a valeur d’exemple », précise Thomas Gourlan, président de la communauté d’agglomération. Ce texte d’urbanisme a pour objectif de répondre aux besoins des 36 communes membres. « C’est un document parfaitement fiable et solide pour traduire les obligations du schéma directeur d’Île-de-France et la loi », assure celui qui est aussi adjoint au maire de Rambouillet.
Le SCoT fixe le cadre général du développement de Rambouillet Territoires pour les vingt ans à venir. Après consultations de l’ensemble des communes de l’Agglo, Thomas Gourlan l’affirme : « Nous voulons tous aller dans le même sens et ne pas ressembler à la proche banlieue parisienne, ni à la ville nouvelle. »
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Trois objectifs défendus
Si les grandes orientations sont fixées, certains projets d’ampleur n’ont pas été intégrés car ils ont été présentés après la rédaction de la feuille de route. C’est notamment le cas du domaine de Voisins, à cheval sur les villages de Gazeran et Saint-Hilarion. Le château pourrait devenir un complexe hôtelier de luxe. « Le document est voué à être amendé », pointe Thomas Gourlan.
Le schéma de cohérence territoriale cible trois objectifs : le renforcement de l’activité économique, la promotion de l’urbanisme maîtrisé et la protection des excellences patrimoniales. La révision du document d’urbanisme a été validée en conseil communautaire dès novembre 2020.
L’enquête publique menée ensuite en fin d’année 2025 a reçu un « avis favorable » du commissaire enquêteur. Il était toutefois assorti d’une recommandation : la mise en place d’un « comité de suivi pour accompagner l’évolution du SCoT et anticiper les besoins émergents du territoire ».
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Une réserve de 258 hectares
Sur la réserve de 258 hectares fléchée par le schéma directeur d’Île-de-France, 120 hectares sont dédiés au développement économique. On y retrouve par exemple le projet d’agrandissement de Guerlain à Orphin, le développement de la zone d’activités du Gros Chêne aux Essarts-le-Roi ou encore l’extension de la zone d’activités de la Fosse aux chevaux à Saint-Arnoult-en-Yvelines.
Rambouillet Territoires devra aussi produire des logements : 7 237 exactement d’ici 2045. Pour remplir les objectifs, toutes les communes ont un rôle à jouer. Le pôle urbain de Rambouillet et les villes d’appui comme Le Perray-en-Yvelines, les Essarts-le-Roi, Gazeran, Ablis et Saint-Arnoult-en-Yvelines tout spécialement.
Plus de logements
Dans ces communes, des projets sont déjà en cours. Il y a un nouveau quartier résidentiel sur le site de Rambol à Saint-Arnoult, la construction de Badelins 2 à Gazeran, l’implantation de plus de 500 logements en différentes opérations d’ici 2035 aux Essarts-le-Roi.
Des pénalités financières relatives à la loi SRU (quota de logements sociaux) courent d’ailleurs. Elles pèsent sur Le Perray-en-Yvelines (200 000 €/ an) et sur Ablis (60 000 €/an), qui a pourtant déjà accueilli 500 habitants depuis 2020.
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Préserver l’agriculture
Vecteur de développement économique et de promotion du territoire, l’agriculture a aussi sa place. Les remarques de la chambre d’agriculture ont trouvé un écho : les terres agricoles sont identifiées dans la feuille de route. Des liaisons sont identifiées pour permettre le maintien de la circulation des engins.
Rambouillet Territoires compte 200 exploitations pour un total de 27 000 hectares. « Encourager la diversification agricole dans le contexte de l’adaptation au changement climatique, développer les filières de transformation et l’autonomie alimentaire du territoire, organiser les interfaces entre les espaces urbains et les espaces agricoles », font partie des recommandations.
Protéger l’environnement
La protection de l’environnement est aussi intégrée. On retrouve dans le document le respect du cycle de l’eau et la prévention contre les aléas climatiques, dont les inondations, mais aussi la « mise en valeur du patrimoine forestier », et la prise en compte de la « politique des espaces sensibles du Département ». Celui de la Poussarderie à Clairefontaine est le dernier à avoir bénéficié de travaux de réaménagement pour y préserver la biodiversité.
Le schéma de cohérence territoriale doit à présent être envoyé à la sous-préfecture et être publié sur la plateforme en ligne Géoportail. Pendant deux mois, des recours seront possibles. Une fois en vigueur, le SCoT sera applicable. De leur côté, les communes ont jusqu’en 2029 pour mettre leurs plans locaux d’urbanisme en conformité.
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